Ag mag - La tour d'argent

février 2017

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

On sait que Marcel Proust, qui n’était pas le premier chien coiffé, tenait Vue de Delft de Vermeer pour « le plus beau tableau du monde » – il y a cette célèbre scène du cinquième tome de La Recherche du temps perdu où le personnage de Bergotte va voir la toile et meurt sur place, foudroyé par la beauté du sable rose et du petit pan de mur jaune…
Outre cette Vue de Delft, Vermeer, homme au foyer avant l’heure (se souvient-on qu’il était père de onze enfants ?), n’a peint qu’un seul paysage. Perfectionniste maladif, il a consacré ses efforts aux scènes de genre, intimes et ménagères. C’est cette veine que le Louvre met en lumière, en faisant dialoguer Vermeer avec ses contemporains hollandais. Outre l’exposition en tant que telle, notons un cycle de conférences alléchantes, dont une sur La Laitière, et une autre sur les faux Vermeer. Ames sensibles, un conseil : pour ne pas finir comme Bergotte, ne pas oublier de prendre ses médicaments pour le cœur.   

Du 22 février au 22 mailire la suite