Exposition “Zao Wou-Ki, l’espace est silence” au Musée d’Art Moderne

Exposition “Zao Wou-Ki, l’espace est silence” au Musée d’Art Moderne

Il n’y pas de deuxième acte dans les vies américaines, écrivait Fitzgerald. Et dans les vies chinoises ? Celle de Zao Wou-Ki comporte de nombreux chapitres et rebondissements. Né dans une vieille famille patricienne, il avait été initié à la calligraphie ancestrale avant d’arriver à Paris en 1948, prêt à en découdre avec ses contemporains.

D’abord inspiré par Matisse, voisin de Giacometti à Montparnasse et ami d’Henri Michaux et Pierre Soulages, il aura le déclic décisif en découvrant le travail de Paul Klee. Célébré très tôt aux Etats-Unis, naturalisé français en 1964 grâce à Malraux et longtemps déconsidéré dans son propre pays avant d’y être réhabilité, il alternera encres de Chine et grands formats et mourra quasi centenaire en Suisse, atteint de la maladie d’Alzheimer…

 

La postérité n’est pas près de l’oublier, comme en témoigne cette belle exposition au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris où ses visions flirtent avec les œuvres les plus abstraites de Turner. Pas de Grande Muraille qui tienne pour Zao Wou-Ki : il préférait tout casser pour trouver la lumière.

 

Du 1er juin 2018 au 6 janvier 2019
Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
12-14, avenue de New-York
75116 Paris

 

Zao Wou-Ki devant 29.09.64 et 21.09.6, 1967 © Adagp
Sidney Waintrob, Budd Studio
© David Stekert, Budd Studio, 2018