Rodin, l’exposition du Centenaire

Rodin, l’exposition du Centenaire

Maintenant que sa postérité est bien plantée sur ses deux pieds, il faut rappeler que, de son vivant, Rodin ne laissait pas de marbre – cf. l’affaire de son Monument à Balzac qu’il peaufina pendant des années sous les quolibets consternés de ses contemporains. Aujourd’hui unanimement considéré comme le Michel-Ange des temps modernes, Rodin n’a plus à subir cancans et poissons pas frais. Et l’exposition que lui consacre le Grand Palais à l’occasion du centenaire de sa mort va encore asseoir son culte. Tous les classiques du maître répondent présents (Les Bourgeois de Calais, Le Baiser, Le Penseur…). Son expressionisme est éclatant. Et l’on comprend à quel point ses expérimentations ont essaimé quand on voit des œuvres de ses héritiers (Giacometti, Markus Lüpertz, Eugène Dodeigne, Willem de Kooning…). Une expo Panthéon, ou quasi. Entre ici, Auguste Rodin !

 

Jusqu’au 31 juillet
Grand Palais
3, avenue du Général Eisenhower
75008 Paris

 

© Auguste Rodin, Ugolin et ses enfants, 1881-1882, fonte 1889, bronze ; 41 x 61,5 x 41 cm, Paris, musée Rodin. Achat en vente publique, 1924 © Musée Rodin (photo Hervé Lewandowski)